Montesquieu - Machiavel : Les démons de la politique!

 

Machiavel et Montesquieu devisent aux enfers et échangent quelques propos sur la politique moderne. 
Machiavel expose la façon la plus efficace pour quelques hommes politiques d'acquérir et de conserver indéfiniment,

le pouvoir en appliquant scrupuleusement une série de principe : 

  • séparer la morale de la politique,
  • tromper le peuple avec des apparences, 
  • ne consentir des libertés que sous le poids de la terreur, 
  • flatter les préjugés nationaux, 
  • mettre des hommes de paille aux places clé de la société
  • et bien d'autres. 

Montesquieu, conformément à son rôle historique, met l'accent sur :

  • la séparation des pouvoirs,
  • l'état de droit,
  • la souveraineté de la nation,

Cependant, Machiavel retourne à chaque fois ses arguments pour montrer comment ces notions nobles peuvent être détournées au service d'un homme. 

 

Les empereurs romains, les monarques absolus, les Napoléon, Hitler, Staline, Pinochet, Mao, etc.

Tous ces potentas ont suivi et suivent d'instinct, sans forcément les avoir lu, les maximes du traité du prince. 

 

Dans sa mise en scène, Phillipe Voivenel à imaginé un Montesquieu engagé dans une correspondance avec un Machiavel, que l'on ne voit jamais. Un Machiavel qui s'immisce jusque dans les écrits de l'auteur de l'esprit des lois, dans ses plus profondes pensées, qui prend son timbre de voix et même sa prestance. "Chacun de nous, politique, syndical, associatif ou simple citoyen peut un jour, par ignorance, arrogance, facilité, négligeance, cupidité, céder aux chimères du pouvoir absolu et ses dérives diaboliques."

C'est l'humble message d'alerte de cette pièce. 

 

Témoignage du Président de l'Académie Nationale de Metz, Pierre Brasme. 

 

 

 

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