#Jeanne et Vincent ou 14-18 à Metz

Pièce de Philippe Voivenel. Avec le conseil historique de Pierre Brasme.

Un spectacle produit par la Société d'Histoire de Woippy.

Cette pièce s’inspire du livre de Pierre Brasme « Metz. Une ville dans la guerre (1914-1918) -  La vie quotidienne à travers le journal de Jeanne Haas»

Mise en scène de l'auteur. Avec dans les rôles de Jeanne Haas, Milena Brè et de Vincent Haas, Philippe Voivenel.

Illustration sonore et vidéo: Niv Mertens. Décor et régie plateau: Pierre Marsaux. Conception des Costumes: Anne Voivenel. Régies son et Lumière: Gaël Alain.Affiche de Marie-Lou Bistocchi.

 

 

 

28 juillet 1914!

       Jeanne Haas, messine marque la première des sept cent trente deux pages de son journal quotidien qui témoigne du calvaire des messins pendant ces quatre terribles années de la Grande Guerre.

      Madame Jeanne Haas, habiante de Metz annexée, l'indigène comme elle se définit, dénonce, sans haine et avec compassion pour toutes les victimes, les horreurs de la guerre, les souffrances des populations avec les restrictions, les réquisitions, la faim, les vexations... et surtout l'interdiction de parler sa langue maternelle et de partager la culture de son pays natal: La France.

      La mise en scène, sobre en effet spéciaux, qui fait apparaître son mari, vétérinaire aux abattoirs, dans ce quotidien rythmé par le son du canon et les visites des avions alliés, place le spectateur, pendant 1h20, devant le petit bout de la lorgnette. Et chaque fois que son oeil "cligne", qu'il se ferme -symbolisé par le noir sur scène -,  pour retrouver toute son acuité, le temps a passé. Et quand il regarde à nouveau, quand la lumière revient, il revoit nos deux personnages quelques jours, quelques semaines plus tard... 

      La direction d'acteur s'attache à accompagner les comédiens dans leur appropriation des espaces, historique - théâtralisé par la scénographie -, et humain si présent dans le texte plein de pudeur de Jeanne Haas.

        Pour conclure, les comédiens redevenus eux-mêmes, soulignent la nécessité vitale du travail de mémoire, car en laissant le vent de l’oubli raboter les mémoires, nous offrons une place de choix aux virus « Paresse » et « Bêtise » et à leurs dérives nationalistes.
       C’est pourquoi nous voulons que ce spectacle s’inscrire dans l’historicité, qu'il soit lisible, audible par tous et porteur du « warning message » à l’attention de la génération « Z »: Oublier son histoire, c'est entrer dans l'obscurantisme!

 

 

 

 

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